L'Organisation de la SFC
Le conseil d'administration
Le conseil d’administration a été élu pour une période de 4 ans. Il se compose de:

Annabelle Ballesta - Présidente
Chargée de recherche INSERM et responsable d’équipe à l'Institut Curie
Elle travaille sur l’optimisation des traitements contre le cancer, grâce à des approches de mathématiques et d’intelligence artificielle. Elle s’intéresse à la personnalisation des combinaisons de médicaments anticancéreux et de leurs horaires d’administration sur 24h. Son équipe développe des modèles mathématiques représentant les mécanismes de l’horloge circadienne et des réseaux de signalisation intracellulaire impliqués dans la réponse au médicament. Ces « jumeaux numériques » du système étudié sont interfacés avec des algorithmes bio-informatiques et statistiques pour intégrer des ensembles de données de grande dimension, afin d’identifier les mécanismes de la réponse aux chimiothérapies et immunothérapies. Le Dr Ballesta travaille aussi sur le développement d’approches de biostatistiques dédiées à la prise en compte de l’horaire d’administration dans les essais cliniques et permettant d’identifier des biomarqueurs pour la personnalisation des chronothérapies.
Valérie Simonneaux - Présidente adjointe
DREx CNRS / co-responsable équipe Régulation et Perturbations des Rythmes Neuroendocrines Institut des neurosciences cellulaires et Intégratives à Strasbourg
Son expertise concerne le domaine de la neuroendocrinologie des rythmes biologiques. Ses travaux portent sur le contrôle circadien et saisonnier des fonctions biologiques des mammifères, notamment la reproduction. Elle analyse les mécanismes nerveux et endocrines par lesquels les signaux temporels quotidiens (sorties de l’horloge circadienne hypothalamique, et horloges périphériques) et saisonniers (mélatonine produite par la glande pinéale) synchronisent la reproduction. Ces dernières années, elle évalue également l’effet des perturbations environnementales (pollution lumineuse, perturbateurs endocriniens, maladies métaboliques) sur les rythmes journaliers et saisonniers de la reproduction.


Anne-Laure Huber - Trésorière
Chargée de recherche INSERM et responsable d’équipe à l'Institut Curie
L’équipe d’Anne-Laure Huber étudie les interactions entre l’horloge circadienne, l’immunité innée et les voies de réponse aux dommages de l’ADN. Elle s’intéresse en particulier à NLRP3, une protéine clé de l’immunité innée qui présente également des fonctions non canoniques dans la réponse aux dommages de l’ADN et la stabilité génomique. Ses travaux ont montré que des composants de l’horloge circadienne interagissent avec NLRP3 et contribuent à la régulation temporelle de ses activités. Dr Huber étudie comment ce contrôle circadien influence la réponse cellulaire aux stress génotoxiques. En parallèle, elle développe des approches d’imagerie à haut contenu combinant Cell Painting et analyses basées sur l’IA afin d’identifier des signatures cellulaires reflétant la phase circadienne et la capacité des cellules à répondre aux dommages de l’ADN.
Virginie Gabel - Trésorière adjointe
Doctorat en Neurosciences et Chronobiologie
Virginie Gabel est spécialisée dans l’étude des rythmes biologiques et du sommeil. Ses recherches lui ont notamment permis d’approfondir ses connaissances sur les effets de la lumière et du vieillissement sur le comportement humain et le sommeil. Plus récemment, elle s’est tournée vers la recherche appliquée avec des études de terrain dans des environnements extrêmes (déserts, jungles, grottes, zones enneigées, sports extrêmes) pour comprendre comment ces contextes influencent le sommeil et les rythmes circadiens. Afin de mettre son expertise scientifique au service des entreprises et des particuliers, elle a fondé Clock&me, une société pour la prévention des risques professionnels liés au manque de sommeil et décalage de rythme.


Tristan Martin - Secrétaire
Maître de conférence en STAPS, Université du Mans
Les travaux de Tristan Martin portent premièrement sur l’impact des troubles du sommeil et des rythmes circadiens sur l’apparition ou le maintien de la fatigue liée au cancer. Il collabore plus largement dans le cadre de projets portant sur la perturbation du sommeil et des rythmes circadiens liée aux traitements chez des patientes atteintes d’un cancer du sein. De plus, il s’intéresse à la prise en charge par l’activité physique adaptée comme moyen de remédiation afin d’améliorer la fatigue liée au cancer, une amélioration qui passerait notamment par la restauration de la rythmicité circadienne des patientes et patients. Enfin, le dernier volet majeur concerne le lien entre la fonction vestibulaire et la rythmicité biologique, des recherches entamées il y a plus de 10 ans maintenant, au cours de son doctorat. Ces travaux, menés chez l’animal et chez l’homme, ont montré que la modification de l’entrée vestibulaire pouvait affecter la rythmicité circadienne chez le rongeur et chez l’homme, mais aussi que la stimulation vestibulaire pourrait resynchroniser les rythmes biologiques.
Fabien Pifferi - Secrétaire adjoint
Directeur de l'UMR Mécanismes Adaptatifs et Évolution (UMR CNRS MNHN 7179 MECADEV)
Fabien Pifferi étudie l’impact de la nutrition sur le métabolisme énergétique et les fonctions cognitives et comportementales chez un primate non-humain, le Microcèbe (Microcebus murinus). Utilisant différentes interventions nutritionnelles (restriction calorique, supplémentation en resvératrol ou en acides gras oméga-3), il s’intéresse à leurs influences sur les paramètres cognitifs et comportementaux tels que les capacités mnésiques, l’activité locomotrice spontanée ou encore les rythmes circadiens, notamment à travers le suivi des rythmes veille-sommeil.
L’ensemble de ces travaux lui permettent d’approfondir l’étude des liens entre nutrition, métabolisme énergétique, vieillissement et comportement et s’inscrivent ainsi dans la thématique originale des neurosciences nutritionnelles.


Patrice Bourgin
Professeur des Universités – Praticien Hospitalier en neurologie
Il dirige au CHU de Strasbourg du centre de sommeil, de la plateforme de recherche de chronobiologie CIRCSom (centre de recherche international en ChronoSomnologie) ainsi que le centre de compétence Hypersomnies rares. Il est également responsable, au CNRS à l’Institut des Neurosciences Cellulaire et Intégratives, de l’équipe « Sommeil, horloge, lumière et NeuroPsychiatrie ».
Ses travaux s’inscrivent dans une approche translationnelle de l’animal, au sujet sain et au patient, centrée sur le rôle du sommeil, de la veille et des rythmes circadiens dans la physiopathologie de troubles neurologiques et psychiatriques. Ses recherches portent en particulier sur la régulation photique du sommeil, des rythmes et des comportements et le rôle du signal lumineux dans les troubles de l’humeur, l’insomnie et certaines formes d’hypersomnies. Ses axes de recherche incluent notamment la physiopathologie des troubles extrêmes du rythme circadien et le rôle du système circadien dans l’hypersomnie idiopathique. L’objectif est de développer et valider des interventions chronobiologiques (luminothérapie, mélatonine, chronothérapie..), dans une perspective de médecine personnalisée, appliquée aux troubles du sommeil, aux désynchronisations circadiennes et aux pathologies psychiatriques.
Pierre Alexis Geoffroy
Professeur des Universités–Praticien Hospitalier en psychiatrie à l’Université Paris Cité, chef de service du centre ChronoS (Psychiatrie, Chronobiologie, Sommeil) au GHU Paris Psychiatrie Neurosciences et département de psychiatrie et d’addictologie à l’hôpital Bichat, AP-HP
Il dirige des travaux à l’interface entre chronobiologie, sommeil et santé mentale (INSERM NeuroDiderot, équipe Sleep CMD). Ses recherches visent à mieux comprendre et utiliser les rythmes biologiques comme biomarqueurs et leviers thérapeutiques dans les troubles psychiatriques (troubles bipolaires, dépressifs, troubles affectifs saisonnier, suicide, insomnie, cauchemars).
Ses travaux s’articulent autour de plusieurs axes complémentaires de chronobiologie : (1) la chronobiologie des troubles bipolaires, incluant l’étude des signatures circadiennes et des déterminants génétiques (core clock genes) ; (2) les troubles affectifs saisonniers ; (3) l’impact des facteurs environnementaux, climatiques et météorologiques ; (4) le rôle du signal lumineux et de sa transduction dans la physiopathologie et le traitement des troubles de l’humeur ; et (5) la chronobiologie de l’insomnie.
À travers des approches multimodales combinant phénotypage clinique, enregistrements des rythmes et du sommeil (actigraphie, polysomnographie), biomarqueurs circadiens et analyses de données à grande échelle, il développe des modèles intégratifs visant à identifier des signatures prédictives et à promouvoir une psychiatrie et une médecine du sommeil de précision centrée sur les rythmes biologiques.


Pasquale Innominato
Oncologue médical, spécialiste de la chronomédecine, de la chronothérapie et de la santé numérique
Il occupe également la fonction de coordinateur de la communication scientifique pour l’Action COST PERCC (CA24151), dédiée à la promotion de la personnalisation de la chronothérapie du cancer. Ses travaux de recherche s’attachent principalement à optimiser la prise en charge oncologique en intégrant les rythmes biologiques. Son ambition est de mobiliser les avancées en chronobiologie et en chronomédecine afin d’adapter les traitements anticancéreux aux rythmes individuels, dans le but d’en améliorer simultanément l’efficacité thérapeutique et la tolérance.
Parallèlement, il contribue au développement et à l’évaluation de solutions de santé numérique permettant un suivi longitudinal et multidimensionnel des données subjectives et objectives générées par les patients.
Depuis septembre 2017, il est consultant au sein du service d’oncologie du hôpital Ysbyty Gwynedd, Penrhosgarnedd, Bangor), professeur clinicien associé honoraire à l’Université de Warwick et professeur invité à l’Université de Wrexham (UK). Il supervise des études cliniques et translationnelles visant à analyser les relations entre les altérations des cycles circadiens, les réponses aux traitements anticancéreux et la qualité de vie liée à la santé des patients.
Kiran Padmanabhan
Directeur de recherche à l’INSERM et chef d’équipe à l’Institut de Génomique Fonctionnelle de Lyon, à l’École Normale Supérieure de Lyon
Il est également responsable de la coopération internationale au sein de l’institut. Son équipe s’intéresse à la manière dont les rythmes circadiens sont encodés et régulés par des mécanismes liés à la chromatine et à l’épigénétique. Ses travaux analysent comment l’horloge biologique de 24 heures façonne la fonction du génome en contrôlant l’accessibilité de la chromatine et en orchestrant des programmes transcriptionnels au cours de la journée. En combinant des modèles murins et des organoïdes humains, des approches multi-omiques ainsi que l’imagerie quantitative de phase couplée à des analyses basées sur l’intelligence artificielle, son laboratoire étudie comment la perturbation des rythmes circadiens, ainsi que les altérations des dynamiques de la chromatine, contribuent à des pathologies comme le cancer, ainsi qu’au vieillissement.

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